GENEALOGIE CHEFFERIE SUPERIEURE BANDENKOP

N oNOMSPERIODE DE REGNE*REINE MERE
1MBOUA’AGANG1701 – 1725KOUONTCHIE
2KWOUESSIDING1725 – 1744MEKOUDJOU GUELA
3TANZEDEUG1744 – 1758DEMGWE NYA
4KENZEKOUO1758 – 1784TCHOUANDEM
5MBOUFANG1784 – 1804MOYOU
6DOMCHE1804 – 1829KEMFANG
7MBOUGUENG1829 – 1835FANGUENG
8NZALI1835 – 1895CHEBOU
9FÉZEU I1895 – 1930MEKOUDJOU
10NGANDJONG1930 – 1955MINTA
11FÉZE II NGANDJON1955 – 1959CHEBOUOM
MARCEL phase I
Vacance du Pouvoir1959 – 1968-
12WAGNI MICHEL (Régence)1968 – 1985TCHIMTCHOUA
Intérim du Sous-Préfet de Bangou Abdou Pacha1986 – 1989-
11FÉZE II NGANDJON1989 – 2009CHEBOUOM
MARCEL phase II
13HOMSI FÉZE FRANCIS2009 –KEMGOUO SERAPHINE

Les Rois Bandenkop, tous de la dynastie de BOUA’AGANG, se présentent ainsi qu’il suit :

          Fé BOUA’AGANG (dit aussi BOUGUENG): Dynaste fondateur du peuple Bandenkop, travailleur acharné, il instaure la loyauté paysanne. Arrivé à Djimgou, il constate que la région est giboyeuse et fertile et décide de s’y installer avec son frère jumeau BOUHMEGNI (BOUMOÉ). Mais très vite, BOUHMEGNI s’installe à Bété dit TCHEUTCHEU à la suite d’une querelle avec son frère, se plaçant ainsi sous la tutelle de Bangou.

 

Fé KWÈSSIDING : Développe la Chefferie de Djimgou en continuant l’œuvre laissée par son père. Il s’investit principalement dans la conquête pour agrandir le village.

 

Fé TANZEDEU : Succède à son père pour un règne relativement court.

 

Fé KENZEKWO : Succède à son père pour mettre un accent particulier sur l’esprit de solidarité.

 

Fé MBOUFANG : Succède à son père également, avec pour premier défi de déplacer la Chefferie de Djimgou pour le site actuel, tout en affirmant sa souveraineté. Il élève la case d’apparat sur l’aire de la grande Cour Royale. Son règne peut être caractérisé comme celui de l’affirmation de Ndeunkwop. Très ambitieux, il meurt sans avoir achevé son œuvre.

Voici les ancêtres qui ont déplacé la Chefferie de Djimgou à l’emplacement actuel dans la période de guerres tribales et d’instabilité : Fé MBOUFANG, MBUH TCHOMGUEU, DZEUDIE DZEUKEMYIM, DZEUDIE DZEUFANYIM, MBAH TAGUELEUH’ et DZEUDIE DZEUSSOUGANG.

 

Fé DOMCHÈ : Succède à son père Fé MBOUFANG pour une organisation sociale à travers ses œuvres. Il crée plusieurs sociétés secrètes, celles  des Princes, des Serviteurs, et des Notables. Toutes ces sociétés secrètes sont créées avec l’onction des Neuf Notables.

 

Fé MBOUGUENG : Il succède à son père Fé NDOMCHÈ pour un règne  très bref au cours duquel il organise la société secrète KOUOSSI. Il laisse deux fils en très bas âge, PIEUGUEU et CHEDOM, trop jeunes pour régner.

 

Fé NZALI : Succède à son frère consanguin Fé MBOUGUENG, décédé sans laisser d’enfant assez âgé pour occuper le trône. Ce mince géant de teint très noir entreprend un règne reconnu comme le plus long de la dynastie royale de l’époque. Très entreprenant et fin artiste, il confectionne lui-même contrevents, séchoirs, nattes, paniers, parapluies, et tabourets de bambou qu’il vend. Les ressources financières y afférentes lui permettent d’acquérir de nombreux esclaves pour faire accroître la population de son royaume. Il réorganise la société secrète Paguep mise sur pied par DZE SEGANG et siégeant chez BUH’ TCHOMGUEU à Djeupoh’; puis il met à sa tête son frère TCHIEDZEHSOP BOUFANG.

Par ailleurs, grâce à son tact, à sa ténacité, et à son courage sans pareils, il dote Bandenkop de frontières très peu violables. Il n’est pas rare, ni surprenant de le voir en train de défricher les mauvaises herbes ou d’aller couper le bois de chauffage.

 

Fé FÉZEU I : Succède à son père Fé NZALI. C’est l’homme du “NON” au Chef Bandjoun. En effet, c’est sous son règne que le Chef Bandjoun veut vassaliser le groupement Bandenkop. Après plusieurs années de tentatives et de disputes, l’affaire est portée devant les autorités Administratives Coloniales Allemandes à Dschang en 1905. Alors que le débat va bon train, le Chef Supérieur FÉZEU I, d’un geste rapide et habile, soulève le Chef Supérieur Bandjoun à l’épaule et le laisse s’écraser à terre comme un fagot de bois. Puis, il se hâte de dire “Est-ce à toi que tu veux que je sois soumis ?” Sur ce, les autorités reconnaissent le caractère irascible de Fé FÉZEU I et les renvoient chacun dans son groupement en déclarant Bandenkop autonome et indépendant. Les deux protagonistes mettent fin à leur rivalité. Cette liberté permet au Chef Fé FÉZEU I de consolider les limites territoriales de son groupement et de redynamiser les différentes sociétés secrètes telles que : le groupe de Mèdjong (soldats ou guerriers), et celui de la société secrète Houmbeum.

FÉZEU I règne en juge autocrate, qui tranche les disputes et reçoit les confidences tout en donnant des directives. Il perçoit les dons et les dîmes. Pour fuir les travaux forcés pendant son règne, beaucoup de fils Bandenkopais se réfugient dans le groupement voisin, Bapa alors protégé par le Chef Bandjoun parce qu’ils avaient une alliance.

Les guerres tribales récurrentes étant de nature à déstabiliser le pouvoir colonial, l’Administration Allemande opte pour le maintien du statu quo territorial entre les Chefferies en guerre. Elle décide de maintenir les limites issues des conquêtes. Ainsi, les Chefs TAYO de Bangou et FEZE I de Bandenkop, décident de commun accord de creuser une longue tranchée en 1916, pour matérialiser les limites entre les deux Chefferies, sous l’ordre du Colonisateur Allemand.

En 1922, l’Administrateur Français GIRON fait creuser une longue tranchée allant de Bana au Sud, vers Bandenkop au Nord, sur la demande persistante des voisins Babouantou et Bandenkop. Ces derniers, même s’ils ne sont pas totalement satisfaits de la configuration territoriale, veulent tout d’abord se mettre l’abri des violents raids du Chef TAYO de Bangou.

 

Fé NGANDJON MINTA : D’un esprit économiste et capitaliste, il succède à son père Fé FÉZEU  I en 1930. Il organise la production et la commercialisation d’un produit agricole : la kola, et encourage plusieurs de ses sujets disposant d’un fond de commerce à se lancer dans le négoce jusqu’à Garoua dans le Nord. Il incite les jeunes à aller faire le commerce à Yaoundé et à aller créer des plantations agricoles dans le Moungo et à Bafoussam. Grâce à son encouragement, beaucoup de fils Bandenkop optent pour le commerce. Il permet l’installation au site de Ndenkeng de l’Eglise Protestante sur proposition du grand commerçant et dignitaire MOUAFEKOUA, qui aurait connu cette Eglise pendant ses multiples voyages d’affaires. Il accueille également les Eglises Catholique et Baptiste qui malheureusement ne peuvent évoluer longtemps à Bandenkop. Des gens l’accusent à tort de les avoir envoyé brûler les cases des voleurs à Bandenkop; il est arrêté, jugé, condamné par l’administration, et emprisonné pour un temps à Dschang où il tombera malade. Comme réalisation sociale, il importe du Noun et organise la danse traditionnelle Nkenna. Il s’éteint en 1955 par suite d’une longue maladie.

 

Fé FÉZE II NGANDJON MARCEL (Phase I): Ce jeune fils de Fé NGANDJON MINTA, né vers 1937 à Bandenkop y entame ses études primaires, qu’il poursuit ensuite à Bafoussam, Bafang, et enfin à N’Gaoundéré. Ses études secondaires se mènent à Garoua. En 1952, il décide de s’installer à Yaoundé et y reste jusqu’en 1955, année du décès de son père NGANDJONG MINTA à qui il succède. Après neuf semaines d’initiation à LA’A KEM, on l’intronise comme Chef supérieur des Bandenkop.

Sans perdre de temps, le jeune et brave Roi entreprend la réforme agraire par la réorganisation et la relance de l’agriculture qui est pratiquement inexistante. C’est ainsi que les cultures du café et de la banane douce font leur apparition dans le groupement. On assiste à la création de deux plantations de caféiers. Sur la même lancée, il intensifie la culture de la banane douce (que nous allions toujours acheter à Bafang pour notre consommation). Cette disposition de travailleur acharné du Roi incite les paysans à s’intéresser davantage aux travaux de la terre.

L’éducation n’est pas en reste, puisque la mise sur pied d’une Ecole publique constitue l’élément primordial de son plan de développement, en plus bien sûr, de l’Ecole Confessionnelle Protestante (C.E.B.E.C.) déjà existante. Il crée des voies de communication reliant les différents quartiers et les groupements voisins : Baham, Bapa, etc.

En 1959, suite au tourbillon de l’indépendance qui secoue le pays en général et la région de l’Ouest en particulier, leurs Majestés FÉZE NGANDJON Marcel, et KEMAYOU Daniel, Chef du groupement Bangou, parce qu’acquis aux thèses des nationalistes de l’U.P.C., se sont voient contraints à l’exil. Ainsi quatre années seulement après la succession, le chemin de l’exil s’ouvre pour FÉZE NGANDJON Marcel, et, contre son gré, il quitte les siens pour une destination encore inconnue entre les mains de ses guides.

Par les bons soins des militants de l’U.P.C., Sa Majesté le Chef Supérieur Bandenkop, en compagnie de Sa Majesté le Chef Supérieur Bangou, sa dernière et plus jeune épouse GUEYAP Pauline (aujourd’hui METEMKOUONG), et de deux de ses serviteurs, MEU DZEFE BOUKEM (actuellement MEU DZEFE NETSOUO) et DZEFE DJANG dit GUETCHUISSIE Pierre, quitte Bandenkop par une nuit pluvieuse, guidé par des éléments de l’U.P.C. Ils bravent montagnes, vallées, rochers, forêts, à travers des pistes traditionnelles, parcourant les villages Bametchouetcha, Batié, Bangam, Fotouni et arrivent à Kumba. Il convient de noter que de chacune de ces étapes à la suivante, les guides de l’étape précédente passent le “témoin” (sorte de “laisser passer” signé par les chefs de postes) à ceux de l’étape suivante.

A Kumba, cette délégation de fugitifs est accueillie par le Commandant en personne de l’Armée de Libération Nationale du Kamerun, SINGAP Martin. Quelle joie pour les membres de la délégation de rencontrer leur frère, fils du terroir, qui avait de main de maître organisé cette évacuation salutaire !  Ici, le Commandant traversera un cours d’eau à pirogue (probablement le fleuve Manyu), avec Sa Majesté le Chef Supérieur Bandenkop et sa jeune épouse, ainsi que le Chef Supérieur Bangou, pour se rendre au Nigéria à bord de la voiture de TOUMASA,  leader de l’U.P.C., qu’ils empruntent à Mamfé. Pendant ce temps, les guides qui les ont conduits jusque-là se chargent de ramener à Bandenkop les serviteurs MEU DZEFE BOUKEM et DZEFE DJANG.

Après un long périple, Fé FÉZE arrive à Accra, capitale du Ghana, ayant donc transité par Kumba au Cameroun, Port Harcourt et Lagos au Nigeria. En 1960, il obtient une bourse d’études à Accra, point d’un nouveau départ qui le conduit jusqu’en République Populaire de Chine. Il y continue ses études secondaires à l’Institut de Langues Etrangères de Pékin, jusqu’à l’obtention du Baccalauréat; ceci lui permet de s’inscrire à l’Université du Peuple de Pékin pour des études Supérieures et universitaires couronnées par une Licence en Sciences Economiques. En 1970, il revient en Afrique, pour s’installer en Guinée Conakry (pays de l’Afrique de l’Ouest), où il travaille treize années en qualité de Directeur Administratif à l’Huilerie de Dabola, qui est une usine d’extraction d’huile d’arachide.

(Sources : Guetchuissi Pierre dit DZEFE DJANG, 2 janvier 2001 ; Boukem Benjamin dit MEUDZEFE NETSOUO, 10 mars 2011, Serviteurs du Chef, et Nzali Jean Marie dit DZEFE TCHATCHOUANG, porte-parole du Roi, 9 mars 2011)

 

Fé WOUAGNI MICHEL : Né vers 1908 de Fé FÉZEU I et de TCHIMTCHOUA à Bandenkop sous la colonisation Allemande, ce prince très laborieux obtient le titre de notabilité Sop Wouagni, avant de succéder à son frère aîné qui meurt à la fleur de l’âge comme Kuipou du Chef NGANDJON. Il prend alors le titre de Kuibimi. Sur le plan professionnel, très tôt il commence le marché de kola vers Garoua, enchaînant avec le négoce de vivres (maïs, haricot) à Bafoussam, et s’engage dans l’élevage. Pendant la lutte pour la libération du Cameroun, il adhère à l’Union Camerounaise (U. C.), parti au pouvoir du président El Hadj AHMADOU AHIDJO.

Lorsque Sa Majesté FÉZE NGANDJON Marcel prend le chemin de l’exil après destitution, la Chefferie passe par une vacance qui pousse les Bandenkop à souhaiter voir un nouveau Chef régner. Deux candidats s’affrontent alors, les princes WOUAGNI et KEMDEM KUISSIEU. L’enquête de moralité donne raison à WOUAGNI, oncle de FEZE II NGANDJON, de par son implication dans la vie active comme commerçant et agriculteur, chasseur rompu, et chef de foyer polygamique avec enfants et petits-enfants.

A partir de 1968, WOUAGNI règne tant bien que mal, sur un peuple divisé, les uns acquis à sa cause, et les autres n’ayant pas bonne opinion de lui. Certains le considèrent comme régent, car sur le plan traditionnel, il ne peut succéder à FÉZE qui est encore vivant. A partir de 1985, la bouderie qu’il affronte se renforce. Il parvient à peine à se faire obéir, ou à présider des cérémonies coutumières. Finalement désavoué par une impopularité débordante, l’Administration, le remercie  le 28 Novembre 1985, et en début 1986 il quitte la Chefferie pour se réinstaller à Bafoussam. Abdou Pacha, Sous-Préfet de Bangou assure une sorte d’intérim jusqu’à la reprise des rênes en 1989 par FÉZE II NGANDJON Marcel, qui entre temps est revenu d’exil. Fé WOUAGNI s’éteint le 20 Septembre 2003 à l’âge de 95 ans à l’hôpital Protestant de Bangoua. (Dans la Dynastie de Fé Bouagang Vol. 1 De Fé Fézeu Ngandjon Marcel à Fé Homsi Féze Francis Vidéo DVD).

 

Fé FÉZE II NGANDJON MARCEL  (Phase II): A la faveur d’une amnistie décrétée par Son Excellence Paul BIYA, Président de la République du Cameroun en direction de tous les exilés politiques, et répondant à l’appel de son destin symbolisé par la demande pressante de ses frères et sœurs, FÉZE NGANDJON Marcel regagne le Cameroun le 30 Décembre 1983 par Douala, puis le 31 Décembre, il débarque à Yaoundé à la surprise générale de tous les Bandenkopais. En 1986, il est nommé par le Gouvernement Camerounais Délégué Départemental du Commerce et de l’Industrie de la Mifi à Bafoussam.

Le 13 Août, 1988, après consultations populaires, il est plébiscité à 100 % par les Bandenkop, pour regagner le trône et être de nouveau Chef Supérieur et Roi des Bandenkop, remplaçant son oncle Michel WOUAGNI, déposé depuis 1986. En date du 26 Mai 1989, il est réinstallé officiellement par le Préfet de la Mifi, comme nouveau Chef Supérieur et Roi des Bandenkop, Acte II, après une absence du trône de 29 ans.

 

La longue marche de Sa Majesté FÉZE II à travers le village

Sa Majesté FÉZE II initie la longue marche du 08 juillet au 31 aout 1992, afin recenser toutes les concessions (exploitées ou non) du village, ainsi que les sites faisant partie du domaine national ; la marche vise également l’identification des sites limitrophes envahis par les villages voisins.

La commission pour opération se compose des personnes suivantes : KEMGUEU Emmanuel, DJEUMO Clovis, KAMGUEU Pierre, YOUTHE Emmanuel Durand, SIEHOM Jean, BEUMEU Lot, NGANDJONG Joseph, TCHOUANGUEM Noé, BOUCHE Jules et KANYIM Pierre. Cette opération, préparée pendant six mois se mène de main de maître par cette commission avec à sa tête Sa Majesté lui-même. Le Roi se révèle en cette occasion comme le prototype de l’endurance par des journées entières de marche sous le soleil et la pluie. L’histoire retiendra que toutes les concessions qui à l’époque constituent les 50 km2 du groupement Bandenkop sont foulées lors de cette opération.

Parmi les axes majeurs de cette seconde phase de règne, le Roi FÉZE II entreprend la promotion de l’Eglise Adventiste du Septième Jour, et l’organisation du festival “LAH FE BOUA’AGANG”. L’église Adventiste reçoit un terrain d’un hectare qui sert à l’implantation d’une chapelle et d’un complexe scolaire allant de la maternelle au secondaire général et technique. Il initie et encourage la construction d’écoles primaires et maternelles dans les trois grands quartiers du village. Il est aussi actif dans la création du CES qui sera finalement érigé en lycée. Il démarche pour l’ouverture d’un Centre de Formation Professionnel à Bandenkop. Sur le plan social, il construit et aménage certaines cases traditionnelles à la chefferie, et s’investit physiquement et matériellement dans la construction des foyers Tsèmohia-Dengou et Ndenkeng-Packem, et octroie des sites pour les foyers Tsèla et Hiala. Enfin, il crée la société secrète NGAN-NGWON.

En 1996, il prend sa retraite de la Fonction Publique Camerounaise, et rentre dans son royaume pour être plus près de son peuple bien-aimé. La Chefferie de FÉZE NGANDJON Marcel “brûle” le 18 Mai 2009, soit cinquante-quatre ans après son intronisation à Laakem comme Roi des Bandenkop. Il est alors officiellement agé de 72 ans.

 

HOMSI FÉZE FRANCIS : Fils de Fé FÉZE NGANDJON Marcel et de Mèfé (Reine-Mère) KAMGOUO Séraphine, ce prince succède à son père au très jeune âge de 18 ans, étant né le 18 Décembre 1991.  Cet ancien élève de l’Ecole Primaire Adventiste de Bandenkop et du Lycée du même village, poursuit alors ses études en classe de troisième lorsqu’il est “arrêté” par le destin de la Chefferie en cette journée du 11 Juillet 2009, pendant les obsèques officielles du Roi FÉZE NGANDJON Marcel.

Devant un parterre impressionnant de monde, d’où se distinguent des hôtes de marque divers, des élites intérieures et extérieures, des amis et curieux, des invités et notabilités des villages et contrées voisins ou amis, et même en présence du représentant personnel du Chef de l’Etat, le décor pour la cérémonie de désignation  publique du futur Roi est planté. Les spéculations vont bon train quant-à la personne sur qui le sort échoira. Le Roi Babouantou, accompagné de certains de ses neufs notables, et en concertation avec les neuf de Bandenkop, observe, se promène dans la foule d’un regard scrutateur. Il semble fouiller, jusqu’à ce que, d’un geste soudain mais bien calculé, il attrape le jeune Prince qui se débat à grands cris. Le nouveau Chef est connu. Le Roi est mort, Vive le Roi. Commence alors la période initiatique de Laakem au cours de laquelle le Chef est investi de toute l’autorité traditionnelle, et s’imprègne des rouages de la Chefferie.

Au terme du séjour au Laakem, HOMSI FÉZE Francis est intronisé comme Roi des Bandenkop, succédant ainsi à son père, de regrettée mémoire FÉZE NGANDJON Marcel, le 17 Octobre 2009. Il a pour Kuipou NOUNENÉ Victor, son demi-frère, et pour Djuikem (femme du Laakem) DJIOTCHA HOUTENDJI Carine.  Plusieurs défis attendent déjà le jeune Roi dans sa gestion du village. Mais entouré de la sagesse ancestrale et de l’expérience du Conseil Coutumier qui l’assiste, et par la protection du Bon Dieu, nous espérons qu’il saura, en bon capitaine, naviguer au sein de cette mer démontée, et porter notre groupement toujours plus haut sur tous les sommets, et saura jouer ce rôle de rassembleur de tous les Bandenkop, en tant qu’un père de famille responsable.

Les premiers chantiers auxquels Sa Majesté Fé HOMSI FÉZE s’attaque sont le redressement des mœurs rétrogrades, le développement de l’agriculture vivrière et commerciale, et la promotion de la culture Bandenkop. Son règne voit la concrétisation du projet de bitumage de l’axe principal du village.

*Les périodes mentionnées pour les premiers rois sont approximatives

 Source: Pierre Kamgueu ; Les Grassfields  Hier et Aujourd’hui 

 

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