DONNES GEOGRAPHIQUES

        I.            SITUATION DE BANDENKOP

Le groupement Bandenkop, couvrant une superficie d’environ 50 km2, est situé à l’Ouest du Cameroun, dans le département des Hauts Plateaux et dans l’arrondissement de Bangou. Il est à 12 km au Sud du Centre de Baham, Chef lieu du Département des Hauts Plateaux, à 7 km de la Ville de Bangou et à 43 km de celle de Bafoussam, Chef lieu de la région de l’Ouest Cameroun.

Bandenkop a des frontières fixées d’abord à l’époque des guerres intertribales, ensuite pendant la colonisation par les administrateurs occi-dentaux, et enfin par les autorités Camerounaises après l’Indépendance obtenue en 1960.

Bandenkop est limité :

ü  Au Nord, par les Groupements Baham et Bapa ;

ü  Au Sud, par le Groupement Babouantou ;

ü  A l’Est, par le Groupement Bangou ;

ü  A l’Ouest par les Groupements Bametchetcha et Batié.

Le Groupement Bandenkop est traversé par une route Départementale praticable en toute saison et des routes secondaires bien aménagées. Tout ceci favorise la communication par voie terrestre avec les Groupements voisins.

Sous l’Administration Camerounaise, le Groupement Bandenkop est classé comme une Chefferie de deuxième degré, elle-même subdivisée en 7 quartiers ou Chefferies de troisième degré : Tsèla I, Tsèla II, Ndenkeng-Packem, Ndenkeng-Demlou, Tsèmeuhia, Dengou, et Hiala, le quartier central. Bandenkop

Au Cameroun, il existe 3 types de chefferies traditionnelles, les Chefferies de premier degré, les Chefferies de deuxième degré, et les Chefferies de troisième degré. Elles sont organisées par le Décret N° 077 / 245 du 15 Juillet 1977, modifié et complété par le Décret N° 082 / 241 du 21 Juin 1982.

Les Chefferies de premier degré sont des Chefferies dont le territoire de commandement couvre celui au moins de deux Chefferies de deuxième degré. Ce territoire ne doit pas excéder les limites d’un département.

Les Chefferies de deuxième degré sont des Chefferies dont le territoire englobe au moins deux Chefferies de troisième degré. Ce territoire ne doit pas ex-céder les limites d’un arrondissement.

Les Chefferies de troisième degré sont des Chefferies dont le territoire correspond aux quartiers.


 

   II.            RELIEF

Nous observons des montagnes (Dengou, Fem, Sop Bouchè, Demlou, Packem-Centre touristique, Tchiégah), des escarpements, des plaines, des vallées. Les sols fertiles des bas-fonds sont très riches en élé-ments nutritifs déposés par l’érosion en saison pluvieuse. Cette richesse rend les bas-fonds très productifs. Il est important de noter que ces bas-fonds sont très enclavés et les planteurs éprouvent beaucoup de difficultés pour ramener les diverses récoltes des produits agricoles à la maison. Comme d’exemple d’enclavement, les quartiers Deungwou et Touh-Fem ne sont pas, sinon, très peu accessibles à cause du mauvais état de la route Bandenkop-Balambo.

Le Royaume Bandenkop atteint 1 761 mètres d’altitude en son point culminant.

III.              HYDROGRAPHIE

 Bandenkop en général, ne dispose pas de grands cours d’eau. Notons cependant la présence de quelques rivières à l’instar de TCHA–TCHA, TCHOUA–TCHOUA, NOUG, ZAZALIEU, TIMMEKOUANG, TSEWE, TOKTOKNSI.

Tous ces différents cours d’eau prennent naissance à l’intérieur même de Bandenkop et alimentent tous les autres Groupements voisins. La majorité de ces cours d’eau  se dessèchent au milieu ou vers la fin de la saison sèche.

Il existe un lac (Tcha’Tcha) où vit une très grande variété de pois-sons au village Tsèla I. Le promoteur de cet étang piscicole autorise la pèche saisonnière à la ligne à toutes les familles pour leur consommation nutritionnelle.

 IV.            CLIMAT

4.1. Pluies

 Tout comme les régions voisines, Bandenkop dispose d’un climat à deux saisons, une saison de pluie et une saison sèche. Par sa situation en altitude, il appartient à la zone du climat équatorial de type camerounien dans le domaine des Hauts Plateaux de l’Ouest et du Nord-Ouest. Les pluies tombent abondamment au cours d’une longue saison de pluies de huit mois (mi-Mars à mi-Novembre). La pluie est plus abondante et régulière aux mois de Juillet-Août.  De mi-Novembre à mi-Mars, le temps est frais le matin et chaud dans la journée. L’air desséché par le souffle de l’harmattan assèche les lèvres. Le ciel est chargé de poussière : c’est la saison sèche.

4.2. Température et ensoleillement

La température et l’ensoleillement varient en fonction des saisons. D’après les observations, nous constatons que le mois le plus chaud reste celui de Janvier avec une température pic de 34 ° C à l’ombre. Le mois le plus froid est le mois d’Août avec une température descendant jusqu’à 15,2 ° C.

           Ce climat s’explique sans doute par le relief, mais surtout par l’éloignement de la localité par rapport à l’influence de la mousson côtière et par la présence de l’harmattan ce vent qui souffle en saison sèche en atteignant principalement les sommets.

4.3. Vents

Au Royaume des Bandenkop, on observe deux types de vents, la mousson et l’harmattan :

La mousson est de deux types :

ü  La mousson humide encore appelée Feu ou Fè en Bandenkop s’observe  du mois de Juin au mois de Juillet ;

ü  La mousson fraîche que l’on observe vers fin Juillet courant Août.

ü  L’harmattan correspond à un vent très violent qui dessèche presque tout sur son passage (bananiers, arbres fruitiers, toitures de maison, cultures vivrières) aux mois d’Avril et Mai de chaque année.

               

    V.             SOLS

                Le Groupement Bandenkop possède des sols rouges ferralitiques par endroits sur les montagnes et les versants des montagnes, notamment dans les Villages Tsèla, Packem, Demlou, où les terres sont pauvres et par conséquent moins fertiles. Ce sont des sols appelés en langue locale PANG-SI TCHA.

On rencontre les sols hydromorphes dans des bas-fonds, surtout dans les zones de raphia et en bordure des rivières. Ces sols hydromorphes sont par moment submergés pendant les mois de Juillet à Septembre. Ils sont moins fertiles que les autres sols à cause de leur imperméabilité due à leur lourdeur et à leur compactibilité. Pourtant le raphia y pousse très aisément.

Les sols légers volcaniques de couleurs noires appelés NSE-TCHA se trouvent dans les Villages de Deungwou, Tsèmeuhia, Hiala et dans les vallées. Ils sont très fertiles, légers et faciles à y travailler. Ces sols se dessèchent très rapidement quand la saison sèche est très longue. Les cultures vivrière et maraîchère sont pratiquées sur ces sols.

Le relief très accidenté sur la plus grande partie du terroir, couplé à la conquête de l’espace pour l’agriculture et l’élevage favorise la dégrada-tion rapide des sols par le processus d’érosion.

               

 VI.            FLORE ET FAUNE

6.1. Végétation et flore

La végétation de Bandenkop a été influencée par la nature du cli-mat et la configuration du relief. Suite aux activités agro-pastorales, la forêt primaire a été presque partout remplacée par des savanes herbeuses faites de roseaux et graminées, par des galeries forestières dominées par des raphias le long des cours d’eau, et enfin par quelques plantations d’eucalyptus sur les collines et montagnes. La présence d’un climat camerounien favorise le développement d’une végétation dominée par la savane arborée. Le couvert végétal s’amenuise progressivement devant l’avancée des activités agro-pastorales.

                Mentionnons cependant, d’une manière particulière dans le Grou-pement Bandenkop, l’existence d’une forêt “sacrée” appartenant à la Chefferie Supérieure, et d’autres forêts à Tsèla et à Tsèmeuhia, qui constituent un patrimoine regorgeant plusieurs espèces végétales à préserver.

Le paysage est découpé en bocages où les arbres et arbustes sont alignés suivant les clôtures. Dans les concessions s’élèvent des arbres frui-tiers (safoutiers, avocatiers, manguiers…), des kolatiers, et des arbres de lieux dits “sacrés” aux pieds desquels se font des sacrifices aux dieux de la concession et de la famille.

                                              

6.2. Faune

                Les animaux sauvages et domestiques sont rencontrés dans Ban-denkop. La pisciculture (l’élevage des poissons) s’y pratique aussi. Suite à la destruction de la biodiversité par l’action combinée des chasseurs, des agriculteurs et des feux de brousse, la faune s’est réduite…                        

Parmi les animaux sauvages, on retrouve à différentes proportions, les rats palmistes, les souris, les écureuils, les chats tigres, les hérissons, les biches, les singes, les porcs-épics, les perdrix et autres oiseaux. Certaines espèces telles que rats, hérissons, oiseaux granivores et singes constituent des menaces pour les cultures.  Elles endommagent les cultures et détruisent les récoltes vivrières. Face à ces dégâts causés par ces animaux, les jeunes passent la majeure partie de leur temps à faire la chasse, en leur tendant des pièges ou les traquant. Ces animaux ou gibiers, sont sources de revenus pour les chasseurs et de protéines pour la majorité de la population rurale qui en consomme. Tous ces animaux, précisons-le, se rencontrent en majorité dans la forêt de Tsèla, dans la forêt dite sacrée de la Chefferie Supérieure de Bandenkop et dans les vallées de Deungwou, de Song et de Touh-Fem.

(Sources : Rapports Statistiques de la Délégation d’Arrondissement de l’Agriculture et du Développement Rural de Bangou.)

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