SAUVONS L’ANCIENNE ECOLE PUBLIQUE DU CAMP DE L’AGONIE

L’école publique du camp est le point d’entrée de  l’Etat dans l’éducation primaire à Bandenkop. Dans un premier temps, l’Etat se limita à y envoyer un directeur et ce fut la communauté Denkwop qui érigea les premier bâtiments en matériaux précaires et finança le recrutement des instituteurs vacataires. Des générations de DENKWOP ont investi leurs économies dans cette école qui a connu plusieurs mues : ce furent d’abord des fûts éventrés qui servirent de murs ; ensuite vint l’époque des briques de terres nues, puis crépies et enfin des parpaings nus, puis crépis. L’Etat ajouta au fil des ans des bâtiments et le site est aujourd’hui un concentré du partenariat ETAT-COMMUNAUTE.

En raison de son profond  attachement à DENKWOP, Mme Rosette Mboutchouang,  (MEFE SILIGAP) obtint de l’Etat, la construction sur un site voisin, d’une nouvelle école publique. Les écoliers et enseignants n’hésitèrent pas à abandonner les anciens locaux pour rejoindre la nouvelle belle et très confortable « école publique du camp ».

L’ancienne école  qui a formé pendant près de 45 ans des jeunes Denkwop tombe progressivement en ruine, et les fumeurs de chanvre indien la  profanent désormais au quotidien.

En concertation avec sa Majesté HOMSI FEZE Francis et le Conseil Exécutif du Codenkwop, il a été convenu de transformer ce « berceau de l’éducation publique » en « Maison des Jeunes et de la Culture »  MJC. Les jeunes s’y rendront désormais, sûrs d’y trouver un cinéma, des livres, des journaux, des revues, des expositions, des spectacles, des conférences,  de la joie et de la lumière…

Il n’y aura aucun bâtiment à construire, juste quelques tôles à mettre sur quelques pans de toitures.

Nous lançons un appel solennel à tous les DENKWOP partout dans le monde, pour qu’ils COLLECTENT ET ENVOIENT SUR CE SITE, tout ce qui est nécessaire pour créer une bibliothèque, projeter des films, donner des concerts, jouer des pièces de théâtre, organiser des conférences etc…

TRIOMPHONS DE LA CULTURE AMBIANTE  DE LA RUINE

« Préserver le foyer de nos ancêtres, ce n’est pas devenir gardien de ses cendres, mais propagateur de sa flamme »

 

  

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